Publier | S'accréditer | | S'abonner à une newsletter | Faire un don
Logo ABP
ABP e brezhoneg | ABP in English |
Politique La réunification Economie Agro Mer Environnement Vidéos
photo
Photo École Diwan
- Tribune libre -
Et si les milliardaires bretons soutenaient Diwan ?
Quand on voit la situation difficile des écoles Diwan, de Sonerion, d’Amzer e Vezh et de nombreuses associations culturelles bretonnes, on ne peut que se poser une question simple : Pourquoi ne pas faire appel aux grands capitaines d’industrie bretons ?
Par La rédaction pour ABP le 1/04/25 21:33

Tribune d'une lectrice

Quand on voit la situation difficile des écoles Diwan, de Sonerion, d’Amzer e Vezh et de nombreuses associations culturelles bretonnes, on ne peut que se poser une question simple :
Pourquoi ne pas faire appel aux grands capitaines d’industrie bretons ?

On pense notamment à ceux qu’on appelle parfois les « milliardaires bretons » . Ils sont au nombre de sept, selon les derniers classements économiques. Des noms connus, souvent discrets, mais qui ont déjà démontré leur capacité à agir pour des causes qui les touchent. On se souvient par exemple de François Pinault et de son fils, qui ont donné 100 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Un geste spectaculaire, à la hauteur d’un attachement sincère au patrimoine français.

Nous, Bretons et Bretonnes, ne demandons sans doute pas autant – quoique ! (rires) – mais pourquoi ne pas imaginer une démarche collective de ces grandes fortunes pour soutenir l’avenir de notre culture et de notre langue ?

Aujourd’hui, l’enseignement immersif en breton est en danger, faute de moyens. Pourtant, il s’agit bien de préserver un patrimoine vivant, transmis aux jeunes générations, ancré dans la réalité bretonne d’aujourd’hui.

Un soutien massif de ces entrepreneurs serait un geste fort, symbolique et concret, pour relier l’économie et la culture bretonnes, deux mondes encore trop souvent séparés.

Un bel exemple de ce type de solidarité nous a été donné récemment par huit groupes familiaux bretons réunis autour du projet « Renforts bretons » , pour soutenir le développement de la Brittany Ferries. Ce genre d’élan collectif montre qu’il est possible de se rassembler pour défendre des intérêts communs.

Pourquoi ne pas imaginer un fonds de dotation culturel breton, alimenté par ceux qui ont su faire prospérer leur activité en Bretagne et grâce à la Bretagne ? Un tel outil pourrait servir à financer durablement l’enseignement en breton, les bagadoù, les festoù-noz, les médias indépendants, et tous les projets portés par la société civile.

L’économie et la culture ne doivent pas s’opposer. Elles peuvent se renforcer mutuellement.

Et si ce lien, encore trop fragile, devenait une véritable alliance ?

Voir aussi sur le même sujet :
6  0  
Share on LinkedIn Partager sur LinkedIn
la rédaction de l'ABP
[ Voir tous les articles de de La rédaction]
📩 Abonnez-vous aux chroniques et reportages ABP -- Vous serez notifié des nouvelles publications.
Vos 5 commentaires
Sylvie Le Mardi 1 avril 2025 21:48
Toutes ces activités sont le pré carré des autorités qui controlent le robinet à subventions, je doute que le secteur privé décide soudainement d'aller marcher sur les plates-bandes de l'Etat et de ses régions.
(0) 
Olier ar Mogn Le Mardi 1 avril 2025 22:28
Peseurt INTEREST o defe da sikour ?
(0)  Envoyer un mail à Olier ar Mogn
Alain Muzellec Le Mercredi 2 avril 2025 07:31
Pour que ces milliardaires actifs soutiennent le breton, il faudrait que l'on évite de les insulter et de les attaquer et d'avoir horreur du travail qu'ils donnent à de nombreux bretons.
(2)  Envoyer un mail à Alain Muzellec
Jean-Pierre Jadé Le Mercredi 2 avril 2025 15:33
Bien d’accord avec la tribune et les commentaires. Mais le mot “milliardaire” est connoté négativement, il faudrait parler d’entrepreneurs ou de capitaines d’industrie car ils ne sont pas devenus “milliardaires” au loto. Nous sommes bien domestiqués par la France jacobine et sa passion pour l’égalitarisme. Une grande du mouvement breton est contaminé par cette “idéologie” française d’extrême gauche. C’est évidemment plus facile de critiquer et d’insulter que de créer des emplois et de la richesse. Il y a quelques années, un “milliardaire” breton bien connu avait fait flotter le Gwenn ha Du au sommet de la tour de son siège social à Puteaux prés de La Défense à Paris, visible par je ne sais combien de milliers de personnes. Je l’avais remercié. Depuis, on a organisé en Bretagne des manifs et même un “fest-noz” contre lui. Plus con, tu meurs. Et pour la réunification, le monde des affaires devrait être un allié précieux et plus efficace que les politiques qui ne voudront jamais rien faire, sauf exceptions. Car on est bien “en France” où tout découle de l’état et de son appareil.
(0)  Envoyer un mail à Jean-Pierre Jadé
De Anne Merrien à Jean-Pierre JadéLe Mercredi 2 avril 2025 21:49
Le Conseil départemental de la Loire-Atlantique peut demander à changer de région, et même consulter sa population à propos de cette demande. L'Etat a bon dos. Nos élus ne veulent pas entendre parler de la Réunification ; le monde des affaires, ça ne peut pas être pire.
(0)
Commenter :
Votre email est optionnel et restera confidentiel. Il ne sera utilisé que si vous voulez une réponse d'un lecteur via email. Par exemple si vous cherchez un co-voiturage pour cet évènement ou autre chose.
ANTI-SPAM : Combien font ( 8 multiplié par 1) ?

ABP

Agir

Nous suivre

2003-2025 © Agence Bretagne Presse, sauf Creative Commons